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  • La team Maria

7 conférences inspirantes entendues à Produrable 2023


Produrable, c'est le plus grand rendez-vous européen des acteurs et des solutions en faveur de l'économie durable !


Pour cette édition 2023, l'équipe de Maria Schools et d'Indigo était non seulement présente pour vous rencontrer, mais nous avons également décidé de vous résumer les grandes idées qui sont sorties des conférences de cette année !


Voici les 7 conférences inspirantes que nous avons choisi de vous synthétiser :

C'est parti !


Conférence 1

"La bascule de notre société sera culturelle ou ne sera pas"



"On ne sait pas par quel bout prendre ce bordel !" a déclaré Cyril Dion


Cette première conférence a été un mélange de franche honnêteté et de profonde réflexion sur l'avenir de notre société. Elle a rappelé que les avancées en matière de durabilité relèvent avant tout d'une transformation culturelle profonde et collective. Nous devons tous jouer notre rôle pour réaliser ce changement !

Cyril Dion - écrivain et réalisateur :

"Nous devons repenser notre vision du monde, en passant de la domination de la nature à une coexistence harmonieuse avec elle. Le récit est un puissant moyen de partager nos perspectives subjectives et de favoriser la coopération."


Pierre Charbonnier - Chercheur CNRS et Prof à SciencesPo :

"Plutôt que de rejeter la modernité, trouvons de nouvelles façons de l'appliquer, en réutilisant des structures existantes et en les adaptant pour respecter les limites de la planète. Il est crucial de rendre la transition environnementale accessible à tous, évitant qu'elle ne devienne l'apanage des privilégiés."


Lucile Schmid - Vice-présidente de La Fabrique Ecologique :

"L'intégration de la transition écologique dans la conscience économique et sociale est essentielle. Abordons les questions complexes et souvent négligées, comme la relation entre écologie et économie, l'entrepreneuriat, l'éthique personnelle. Le grand récit de la durabilité sera écrit par nous tous, en tant que contributeurs et gardiens de notre planète."


Franck Amalric - Sponsor Domaine d'Excellence Entreprises et Finance Durable chez Square Management :

"Les approches passées reposaient sur l'idée que les scientifiques diagnostiqueraient les problèmes et que les politiques prendraient des mesures en conséquence. Cependant, cette approche s'est révélée insuffisante. Le Green Deal Européen représente un projet politique ambitieux pour transformer nos sociétés sur 25 ans, impliquant tous les acteurs, des gouvernements aux entreprises et aux individus."


Conférence 2

"Le vivant, coeur et inspirateur de nos modèles économiques"



Aujourd'hui, nous sommes confrontés à des limites collectives et individuelles, et il est temps de repenser nos récits en allant au-delà de l'approche purement gestionnaire. Tarik Chekchak, Olivier Rolland, et Nicolas Metro, nous ont montré comment le vivant inspire l'innovation économique et la durabilité.

Tarik Chekchak - Directeur Biomimétisme à l'Institut des Futurs Souhaitables :

"Nous sommes en train de quitter une relation au vivant influencée par la révolution industrielle avec une séparation entre l'humain et le reste du vivant. Nous avons du mal à nous désengager de cette époque, et pour cela il nous faut rencontrer l'altérité et des points de vue différents."

Olivier Rolland - Global Director Strategic Initiatives chez L'Oréal :

"Les produits que nous utilisons ont une haute teneur en carbone mais aujourd'hui, la nature n'est plus en capacité d'aller utiliser les déchets que nous produisons. Comment réinventer un cycle du carbone vertueux pour permettre à l'activité humaine de perdurer ? Comment passer d'un carbone fossile à un carbone bio-sourcé ? Comment travailler avec le vivant ?


L'industrie a un vrai rôle à jouer pour capitaliser sur le vivant et transitionner dans la bio économie. Le vivant est au cœur du programme L'Oréal pour le futur. Les objectifs de l'Oréal sont aujourd'hui intimement liés au vivant.


Exemple : le plancton thermal (utilisé dans la marque Biotherm) a été identifié à la base dans des eaux de sources naturelles. L'Oréal a développé un procédé de culture via les biotechnologies pour en produire en une quantité suffisante sans impacter les eaux de sources.."

Nicolas Metro - CEO de KINOMÉ :

"Les grandes entreprises réinventent leurs modèles en intégrant le vivant pour améliorer leurs produits. Un exemple impressionnant est celui de Danone, qui a remplacé un dérivé de l'amidon par de la poudre d'acacia naturelle dans la formule de l'Activia, augmentant la présence du bifidus dans le yaourt par 1000 !"


Conférence 3

"Sobriété énergétique, le changement de paradigme en action"



2 entreprises ont témoigné de leurs actions concrètes. Ces initiatives témoignent de l'engagement des entreprises en faveur de la sobriété énergétique et de la transition vers un avenir plus durable.

Emilie Riess - Directrice de la communication du Groupe Pierre et Vacances :

"Face à la flambée des coûts de l'énergie, Pierre et Vacances a repensé sa stratégie énergétique. Nous avons adopté un plan de sobriété énergétique pour toutes nos marques, supervisé par la direction. Le même bureau d'études s'occupe à la fois de la réduction des coûts énergétiques (objectif : -10% en 2 ans) et de la trajectoire carbone. Cette approche permet de visualiser clairement le lien entre décarbonation et retour sur investissement (ROI)."


Géraldine Mezzalira - Directrice Impacts et Développement Durable chez Watea :

Watea, initiée par le Groupe Michelin, vise à rendre les véhicules utilitaires accessibles à tous tout en soutenant la transition énergétique. Voici quelques projets passionnants qu'ils ont développés :

  • Une étude approfondie des besoins en mobilité des professionnels, garantissant une offre adaptée.

  • La mise en place d'une économie de service pour optimiser la recharge des véhicules électriques, évitant les longues recherches de bornes de recharge inefficaces.

  • L'utilisation de véhicules connectés pour prolonger la durée de vie des batteries.


Conférence 4 :

"Pas de bascule sans changement du rôle de la régulation !"



"Difficile d'y voir clair pour le moment!" selon Emilie Alberola

Emilie Alberola, Fabrice Bonnifet, et Alexandre Rambaud, ont discuté du rôle de la régulation dans la transition vers une économie durable. Ils ont souligné l'importance de la transparence et de la comptabilité durable pour inciter les entreprises à agir. Ces réflexions marquent une nouvelle ère de régulation, où la transparence, les résultats, et la prise en compte des enjeux humains et environnementaux deviennent centraux !

Émilie Alberola - Managing Director chez Ecoact :

"Actuellement, l'Europe discute de la réduction des émissions dans l'industrie lourde depuis deux décennies. Les résultats sont visibles, mais les causes demeurent floues. Prix du carbone, pandémie, conflits géopolitiques... Qu'a réellement fonctionné ? La réglementation a-t-elle été efficace ? L'émergence de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) exigeant la transparence des entreprises pourrait révéler la réponse. La sobriété implique deux enjeux majeurs : repenser la valeur avec de nouveaux modèles économiques et faire face à la pression sur les ressources."


Fabrice Bonnifet - Directeur Développement Durable & QSE du Groupe Bouygues et Président du C3D :

"Nous sommes face à une réalité brutale : les mesures actuelles, comme l'obligation de bilan carbone, ne sont pas suffisantes. La CSRD marque un tournant vers une obligation de résultats. Fabrice préconise une économie de guerre basée sur la planification. Les entreprises doivent se poser une question cruciale : contribuent-elles réellement à l'économie ? Sinon, il est temps d'arrêter. Il est également nécessaire d'intégrer les coûts environnementaux dans les bilans financiers des entreprises."

Alexandre Rambaud - Maître de conférences à AgroParisTech-CIRED :

"Ces dernières années, il y a eu une montée en puissance de reporting avec de plus en plus d'informations demandées et un manque d'efficacité.


Si on veut mettre en place des systèmes comptables efficaces il faut se demander à quoi nous souhaitons qu'il soit adapté ? Par exemple se dire qu'il y a des objectifs quantitatifs liés à la planète, aux être humains, et qu'ils doivent être comptabilisés quand ils sont utilisés au sein d'une entreprise. C'est ce qui est à la base du système CARE (Comptabilité d'Affectation de Ressources Écosystémiques).


La base de CARE c'est de dire que la compta classique repose sur la dette financière, avec une séparation stricte entre l'entreprise et les actionnaires. Maintenant on veut intégrer aussi les êtres humains et les écosystèmes. Le modèle CARE est fondé sur une rigueur comptable et sur des informations scientifiques avec pour objectif un pilotage de l'entreprise."

Conférence 5 :

"Limites planétaires : pour préserver nos ressources, faut-il accepter la décroissance ?"



"Le regénératif ne sera jamais plus lucratif que le génératif !" selon Timothée Parrique

Cette session était animée par l'incroyable Timothée Parrique, Économiste. Il nous a plongés dans le cœur de la décroissance, un concept parfois mal compris. Cette conférence nous a poussés à repenser notre rapport à la croissance et à explorer des alternatives radicales pour préserver notre planète.

La Décroissance, une Nécessité Écologique

Tous les pays riches connaissent une surchauffe économique. L'objectif est de revenir en dessous de la capacité de charge de la planète. La bataille entre la "verdisation" et la décroissance a été tranchée : il est temps de faire face à la réalité. Aucun pays n'a réussi à réduire son empreinte écologique tout en augmentant production et consommation.


La Biocapacité : Comprendre notre Budget Écologique


Les écosystèmes ont des limites. La biocapacité, notre budget écologique, est définie par l'équilibre des écosystèmes. La surutiliser signifie soit priver d'autres de leur part, soit en avoir moins à l'avenir. Réagissant aux questions sur l'eau en bouteille, Timothée Parrique a mis en évidence l'absurdité de sa production dans le contexte actuel. Il a appelé cela "l'ex-croissance" du capitalisme, une pratique qui doit cesser.


Entreprises et Décroissance : Quel Avenir ?


Jérémie Joos, Associé et Co-Head du Centre d’Excellence ESG de KPMG France a expliqué que les entreprises sont actuellement dans une optique d'état stationnaire, mais elles n'envisagent pas la décroissance.


Stéphane Hallaire, International Project Officer chez Reforest'action a souligné qu'une entreprise digne d'exister doit se poser la question de son impact sur le monde.

Une entreprise qui mérite d'exister demain c'est une entreprise régénératrice qui se pose la question "est-ce que le monde se porterait mieux avec ou sans moi ?"

Les Leviers du Changement


3 chantiers essentiels ont été évoqués :

  • l'évitement,

  • la substitution,

  • et l'amélioration.

Sur ces chantiers, trois types de régulation peuvent être appliqués : l'interdiction, le rationnement, la tarification.


Jérémie Joos a également ajouté que l'éducation, l'outillage interne, et le rôle des financeurs sont essentiels pour orienter les entreprises vers la durabilité.


Conférence 6 :

"La régénération, nouvelle culture économique et organisationnelle"




Christophe Sempels nous a expliqué le concept de régénération, mettant l'accent sur l'importance de reconnecter les entreprises avec le vivant. Les intervenants ont partagé des exemples de transformation d'entreprises en acteurs régénératifs.

La Régénération : Comprendre les Enjeux


"Pour comprendre la régénération il faut déjà comprendre le contexte : celui du dépassement des 9 limites planétaires. Aujourd'hui, ces processus qui régulent notre planète sont mis sous pression et 6 sont déjà dépassés...Malgré ce coût écologique, nous ne sommes pas capables de prendre en charge les besoins de l'humanité. Double défi : rétablir ces limites dans une vision inclusive.


Le défi est de rétablir ces limites et c'est là que réside le régénératif : accompagner la restauration."

L'Entreprise Régénérative est :

  • Consciente que sa santé dépend des écosystèmes.

  • Donne plus qu'elle ne prend à ces écosystèmes.

  • Offre un environnement de travail porteur de sens.

Même les entreprises les plus éloignées du vivant peuvent se reconnecter à lui. Par exemple, Pocheco a investi 6 millions d'euros en 10 ans et a généré 16 millions d'euros d'économies en 7 ans.

Antoine Denoix d'AXA Climate a partagé ses trois chocs de conscience : l'habitabilité, la complexité liée aux limites planétaires et les modèles économiques. Il considère désormais tout comme des organismes vivants.


Pour Thomas Bussuttil - Founder and Managing Director chez Imagin/able : "Il n'y a pas de secteur à bannir mais des secteurs à réinventer en profondeur. Si on prend l'exemple de la voiture, on se rend compte que sur la question de l'usage c'est une catastrophe. Il ne faut pas viser une voiture électrique par français cela n'a aucun sens. La vraie question à se poser c'est : "comment faire pour que chaque français ait accès à la mobilité ? ". Le fabricant de voitures doit comprendre que son activité doit se transformer en profondeur. Il doit réinventer tout un tas de nouvelles activités pour rester dans un modèle économique viable."

Pour Catherine Chapalain de Nestlé France : "Pour faire changer les choses et que la régénération passe par l'humain, il faut repenser complètement la gouvernance : c'est embarquer à tous les niveaux de l'entreprise, dans toutes les directions métiers. Il y a par exemple un vrai bouleversement d'innovation dans le secteur agricole actuellement. Le groupe Nestlé a beaucoup investi et n'a pas répercuté cela sur le consommateur. L'innovation sera clé."


Nathalie Lhayani du Forum pour l'Investissement Responsable nous a mis en garde contre le greenwashing. "Les investisseurs, par leur pouvoir actionnarial, peuvent changer l'économie mais il faut faire très attention au greenwashing. Par exemple, dans la finance durable, des fonds durables continuent d'investir dans des entreprises qui n'ont pas d'impact positif et qui sont incompatibles avec le respect des limites planétaires (par exemple les entreprises fossiles). Notre rôle est de bien définir des labels et des critères pour éviter le greenwashing et récompenser les activités à impact positif."


Conférence 7 :

Comment valoriser et structurer sa stratégie RSE pour engager toute l'organisation ?

Une conférence organisée par Maria Schools et CitizenWave !


La recette magique pour développer une culture RSE avec succès dans une entreprise, ça n'existe pas ! Mais il existe 3 bonnes pratiques absolument essentielles pour se mettre en mouvement :


1. Embarquer le Comité de Direction :


Pour Marine Faibis, Head of Schools chez Maria Schools, les entreprises ne peuvent plus ignorer la transformation environnementale.

  • Raisons : Évolutions réglementaires strictes, demande des consommateurs conscients de leur influence, gestion des risques climatiques.

  • Financement responsable : les investisseurs exigent des rapports annuels incluant des bilans carbone.

  • Techniques pour embarquer le Comité de Direction : Question cruciale sur la pertinence future des produits, représentant expert en RSE.


2. Former les Métiers et les Impliquer dans la RSE :


Il est nécessaire de comprendre les enjeux et d'impliquer toutes les directions métiers.

Exemples : Finance et RSE sont dirigées par la même personne chez Bel, et il existe un budget carbone qui a été mis en place chez PayFit.

3. Intégrer la RSE dans le Quotidien des Collaborateurs :

  • Étapes clés : Comprendre, se sentir concerné, devenir acteur.

  • Méthodes variées : Ateliers, formations, gamification, challenges, appels à projets, quiz, etc.

  • Exemples : Application personnalisée chez Rémy Cointreau, implication des collaborateurs à toutes les étapes chez Nutridry, appels à projets chez la Banque Populaire, focus mensuel sur la RSE chez Chiesi.

Les collaborateurs doivent être impliqués dès le début pour qu'ils se sentent concernés et engagés.


Pour Claudia Lopes, Cheffe de projet développement durable chez CitizenWave, cette implication renforce la stratégie RSE :

  • Pour la direction : une stratégie RSE pérenne et adaptée au terrain.

  • Pour les collaborateurs : un sens et une utilité.

  • Pour l'entreprise : une démarche RSE authentique.

La réussite d'une stratégie RSE repose sur l'engagement à tous les niveaux de l'organisation, depuis le Comité de Direction jusqu'aux collaborateurs de terrain.


C'est en intégrant la RSE dans le quotidien professionnel de chacun et en faisant participer activement les collaborateurs que l'on peut réellement transformer une entreprise pour un avenir plus durable.



On espère que le résumé de ces conférences vous aura apporté de nouvelles idées pour vous investir dans la stratégie RSE de votre entreprise !

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